« Je vois toujours à long terme mais un peu moins qu’avant »

Précarité énergétique : se chauffer, à quel prix ?

Se chauffer, une difficulté majeure pour 8 millions de français
Près de 8 millions de personnes (3,4 millions de ménages) sont touchées par la précarité énergétique : elles dépensent plus de 10 % de leurs revenus en énergie ; les plus modestes vont même jusqu’à 15 %2 (contre 5,5 % en moyenne pour le reste de la population). En cause : la faiblesse des revenus, l’augmentation spectaculaire du prix de l’énergie (pétrole, gaz, charbon comme électricité) et la mauvaise qualité thermique des logements, obligeant les ménages à consommer davantage pour parvenir à se chauffer.

Des risques réels pour la santé
L’absence de chauffage en plein hiver peut avoir des effets dévastateurs : surmortalité4, maladies respiratoires, mais aussi risques d’intoxication liés au mauvais usage de chauffages d’appoint, comme les poêles à pétrole, ou au calfeutrement des aérations pour tenter de se protéger des courants d’air. Chaque hiver, des familles sont emportées par ce fléau...

Des actions insuffisantes
Dans le cadre du Grenelle, l’État s’est engagé à réhabiliter d’ici 2017 les logements de 300 000 propriétaires occupants modestes en situation de forte précarité énergétique. Les plus touchés étant des propriétaires vivant dans des maisons individuelles, souvent en milieu rural. Par un pacte de solidarité écologique, l’État s’engage à financer les deux-tiers du coût des travaux et compte sur les économies d’énergie occasionnées pour couvrir le reste des dépenses. À condition que ces ménages, majoritairement à faible revenus, puissent supporter l’avance de fonds.

Chiffres clés

1/ 290 000 ménages ont recours à la restriction ou à la privation de chauffage (Source FAP, RML 2010)

2/ 8 millions de personnes sont en situation de précarité énergétique (Source FAP, RML 2011)