Une dénomination qui cache une terrible réalité
Un début de prise de conscience
L’actualité révèle régulièrement l’existence de marchands de sommeil et de familles dont la santé, voire la vie, sont détruites par ces situations indignes. Cette pratique est interdite par la loi, mais les pouvoirs publics semblent avoir quelques peines à l’éradiquer. Pour preuve, ce bilan d’étape publié en septembre 2008 par le pôle national de lutte contre l’habitat indigne1. Si certains départements comme Paris, la Seine Saint Denis, les Bouches du Rhône ou le Nord exécutent les arrêtés de police portant sur l’insalubrité ou l’insécurité des locaux habités, d’autres peinent encore à faire appliquer la loi.
Mais pas de relogement des victimes
Les arrêtés d’insalubrité ou de péril pour un logement devraient aboutir à un relogement temporaire ou définitif. Pourtant, malgré des progrès législatifs notables ces dernières années, beaucoup de ménages sont maintenus dans ce type d’habitat faute d’une intervention publique plus forte et exigeante vis-à-vis des propriétaires. La lutte contre les marchands de sommeil fait partie des mesures pour éradiquer l’insalubrité.
1/ 860 000 personnes vivent dans des logements précaires (source : FAP RML 2011)
2 / 600 000 personnes âgées vivent en dessous du seuil de pauvreté en France (source : FAP RLM 2009)
3/ En décembre 2010, leur propriétaire leur a réclamé 9500 euros d’arriéré de loyer et leur a coupé l’électricité.